Mes rapports glissants avec la Tohu

2010 février 8
par Isabel

L’été dernier, je ne pensais pas grand chose de bien de la Tohu – pas comme cité des arts, mais plutôt comme entreprise d’économie sociale.

Souvent chassés comme des malpropes alors que nous frôlions les abords de leur territoire en vélo, alors que s’y donnaient des soirée privées, je me disais ah bravo la mission sociale !

Ensuite, il y eu l’épisode où j’ai approché les gens des communications pour leur parler d’une grande marche à caractère caritatif, mobilisant plus de 500 personnes, et premier événement du genre à se tenir à Saint-Michel, dans le grand circuit pédestre du Centre environnemental Saint-Michel, qu’ils ont d’ailleurs la mission d’animer. On a semblé bien peu intéressé à faciliter l’événement- qui aurait pu en attirer d’autres du genre, avec d’excellentes retombées pour le quartier, encore moins ouvert à offrir un minimum d’animation sur le site, ni à reconnaître qu’il s’agissait d’une belle occasion de visibilité pour la Tohu et le CESM.  C’est assez cavalièrement qu’après plusieurs messages et courriels restés sans réponse, qu’un jeune coordonnateur m’a finalement rappelée, et indiqué que la Tohu avait d’autres chats à fouetter : entendre de nombreux événements privés. Je me suis dit encore une fois, ah bonjour la mission sociale !

Mais l’hiver est venu, et la Tohu ayant peut-être chanté tout l’été pour son public payant et privé, la voilà qui nous ouvre grand les bras pour vivre L’hiver autrement.

Et c’est très chouette ! L’aménagement a beau être tout simple, il est bien pensé. C’est un bon point de départ pour les petits qui vivent leurs premières expériences en luge. La grande piste offre davantage d’émotions à ceux qui comptent quelques années d’expérience, ou qui acceptent de glisser en duo avec un parent. Djedani et moi avons particulièrement aimé faire de la trottinette des neiges, et du même coup un pied-de-nez à l’autoroute si proche, qui paraît en même temps si loin du paisible site Tohusien.

Le plus sympa dans l’histoire, et c’est là que je vois enfin à l’oeuvre la mission sociale de la Tohu, ce sont les jeunes gars et filles (surtout des gars) qui sont chargés d’animer les jeunes. Toujours disponibles à répondre aux questions, à donner une bonne poussée pour une glissade maximale, à prêter main forte à un petit qui semble mal pris. Les gars hier on même bâti dans la neige un escalier mimi pour faciliter la remontée !

Alors bravo, les gars, les quelques filles. Vous agissez comme d’excellents ambassadeurs de la Tohu. J’ai fait la paix avec elle ! Jusqu’à l’été, au moins ?

Une belle virée à faire, avec ou sans enfants, durant les weekends de février et la première de mars (relâche). En plus, c’est gratuit. Il faut amener votre luge, par contre.  www.tohu.ca

L’irrégularité des jours

2010 février 2
par Isabel

Je ne parle pas ici de fonction intestinale. Je parle de régularité dans le sens de équilibre.

Pas facile de trouver de la régularité pour caser de manière régulière (justement) des activités que l’on aime dans l’emploi du temps. Mon boulot est par définition irrégulier : je suis une sorte de dépanneuse. J’interviens souvent quand les gens n’ont plus ou pas le temps de le faire. C’est ma MISSION d’avoir le temps.

Mon rôle de mère m’impose aussi un régime constant d’irrégularités temporelles :

1) Demandes de dernière minute comme ce cas typique : mercredi soir 20 h « maman j’ai besoin d’apporter un buffet complet pour demain matin, en classe d’art dram » Aucun compromis n’est acceptable !
2) Périodes d’obstinages intenses : NON CE PYJAMA NE TE DONNERA PAS DES CAUCHEMARS ! ou OUI TON DEVOIR EST COPIÉ MOT POUR MOT DE WIKIPÉDIA, NE ME PRENDS PAS POUR UNE DINDE !
3) Périodes d’écoute active d’histoires abracadabrantes, mettant en scène soit des animaux farfelus, soit des hauts faits historiques, selon le conteur en cause, qui prendra inévitablement des heures à CONCLURE.

Sans compter mon rôle d’épouse, source de demandes encore plus prévisiblement énergivores :

1) La leçon d’anglais perpétuelle : « Ça veut dire quoi (baragouinage incompréhensible) »? Hein ? Répétitions ad nauséam du baragouinage jusqu’à ce que j’aille VOIR à défaut de comprendre.
2) Où as-tu mis ____________ ? (au choix : mon téléphone, mes clés, mes jeans, mes lunettes, mes cartes d’appel, etc.) Investissement d’heures précieuses pour aider pôvre chéri à trouver ce que je n’ai JAMAIS touché et qu’il a ENCORE rangé dans un endroit inimaginable.
3) Les appels téléphoniques, en variante à la leçon d’anglais perpétuelle, pour solutionner un mot croisé : c’est quoi réprimander sévérèment ? Non, en seulement 4 lettres.
4) Les trucs impayables qu’il faut ABSOLUMENT que je voie sur YouTube ou à la télé – genre le tour incroyable qu’a réussi Messmer.

Ah, ce qui est véritablement fascinant pour moi c’est quand j’arrive à lire des bouquins. Pas des magazines chipés au bureau (du monitoring !) ou des documents à réviser.

Je parle de lectures absolument inutiles comme :
a) un récit de Akira Yoshimura, un tour de force narratif format minimaliste, piqué du sac à dos d’Elias qui en faisait un résumé.
b) un recueil de chroniques de Anne Marie Lecomte, Sainte famille, prêté par mon amie Geneviève qui n’a pas le temps de lire (hon !) vu qu’elle s’occupe d’un nouveau né.

J’éprouve de la satisfaction d’être restée alitée (merci la toux) un jour de semaine, et d’avoir échappé à mille distractions en cours de weekend, pour pouvoir lire tout mon saoûl. Ça fait du bien. Autant de bien que de prendre le temps de vous écrire.

Bonne semaine, je vous la souhaite bien régulière.

Le paradoxe de la génération Passe-Partout (et cie)

2010 janvier 28

On a beau être mère, il y a des moments où notre condition maternelle entre en conflit avec notre condition féminine. Me voilà prête à prendre le parti d’une fille, comme s’il s’agissait de la mienne. Je brandis les règles de base du bon mâle civilisé. Je dis à mon fils de faire attention. « Sauve-toi donc les étapes douloureuses d’apprentissage de ce que c’est, une relation basée sur l’intérêt commun, le respect. Pars tout de suite avec un minimum de conscience de l’autre. Son intérêt, c’est le tien. » Pas trop à la mode, mon discours, mais je m’en fous. Je sais que mon gars comprend, il a les valeurs pour comprendre.

« Ne te laisse pas empoisonner par le cynisme ambiant dans lequel nous vivons, » que j’ajoute.

Ce cynisme est partout. J’en trouve par exemple une forte concentration dans la série C.A. C’est pourquoi cette série m’attriste autant d’ailleurs, même si je reconnais que c’est de la bonne télé. Il s’agit d’un drame humain d’une tristesse sans fond, que d’être prisonniers ainsi du temps, d’une impitoyable culture du rejet, manufacturée de toutes pièces, qui exploite sans relâche les insécurités les plus douloureuses de l’adolescence – jusque bien passée la trentaine.

Cette nouvelle saison de C.A. illustre les conséquences de ce cynisme de façon très réaliste, des troubes sexuels à l’anxiété chronique, à l’abus de substances pour geler toute douloureuse prise de conscience. Et dire que ce téléroman met en vedette la génération Passe-Partout ! J’aurais espéré mieux d’une pédagogie basée sur la connaissance de soi pour mieux respecter autrui. Tout un paradoxe sur lequel personne ne s’est encore penché.  Je crains que ce cynisme ne soit encore plus exacerbé chez la génération Cornemuse, à laquelle appartient mon ado.

C’est le discours d’une mère qui a vu passer l’eau sous les ponts. Qui l’a appris à la dure, l’importance de se construire, et de susciter chez l’autre, une solide estime de soi. De s’offrir un espace mutuel de respect, de confiance, d’acceptation minimale, pour enfin avoir quelque chose qui donne vraiment du plaisir – qui n’en porte pas que les apparences les plus grossières. C’est vrai pour toutes les relations humaines.

Aie, même à 41 ans, c’est dur d’être mature ! Bonne chance à tous les jeunes qui m’entourent. Je vous aime et je vous respecte.

La démocratie Choix du président

2010 janvier 24
par Isabel

Je n’ai plus le choix. Je dois consacrer un billet à Maxi. Car Maxi tient entre ses mains une recette magique d’un potentiel révolutionnaire.

Il n’y a pas si longtemps, j’aurais jugée vulgaire cette chaîne épicière, épicentre de la consommation sans distinction, grande dépendante des parkings et de la middle class pressée. 

 Supérieure à la masse je fréquentais les allées bondées de P.A. sur Parc, payais tout 3 fois trop cher, mais repartais légère, les courses placées sous la garde du sympathique livreur.

J’ai une amie qui a sensiblement le même pedigree. Mais comme moi elle s’est installée dans les quartiers périphériques, comme moi elle a deux enfants.

Sans trouver de lien logique de cause à effet, ce changement dans nos vies (et le choix limité d’épiceries) a fait que nous sommes toutes deux devenues des mégafans de Maxi.

C’est ce que nous constations, ce matin, justement à y déambuler comme des zombies ravies.

Commençons par dire que Maxi tient sa promesse : c’est vrai que c’est le panier le moins cher. Mais je soupçonne qu’il y a un petit plus qui nous y attire.

Je pense que c’est le côté pas compliqué, les grandes allées désencombrées qu’ on se surprend à naviguer à un rythme de croisière, comme des vacanciers. Il y a aussi la variété, les étiquettes aubaines de la section fringues, comme le chant des sirènes. Si on s’y laisse prendre, il n’y a plus d’horaire qui tienne, ni d’urgence…

Un passage chez Maxi me fait l’effet d’un doux lavage de cerveau. Deux heures peuvent s’être écoulées et je ne peux décrire exactement à quoi je les ai passées. Je me rappelle juste avoir poussé un gros panier jaune.

Maxi a trouvé la bonne recette : elle hypnoptise les consommateurs et les englue dans un état d’esprit voisin de la relaxation, pour que sans obstacle résonne en doux écho la voix intérieure du consommateur en nous : heille c’est pas cher ça, je devrais en profiter !

Un jour Maxi dominera le monde. On aura une démocratie Choix du président, ce qui ne nous changera pas beaucoup de notre actuel Choix du premier ministre.

Notes sur un séisme en fin de vie télévisuelle

2010 janvier 19
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par Isabel

Paraît que déjà les gens en ont marre, d’entendre parler de Haiti. Moi c’est maintenant que j’ai envie d’en parler.  Avant je pouvais pas. Une semaine de silence, ce n’est même pas assez pour manifester son respect aux disparus.

Faudrait, pour l’expérience, mesurer l’écart entre la durée moyenne d’une catastrophe télévisuellement exploitable et la durée moyenne d’une réelle tragédie humaine, off-camera ! Des mesures aux antipodes l’une de l’autre.

Certains reportages sont des morceaux d’antologie. Le show and tell du malheur, d’une cruelle naiveté, qui rejoue sans réfléchir le disque des vieux stéréotypes coloniaux. Je me mets en colère lorsque je vois les reportages de M. Latendresse de LCN, pour ne pas donner d’exemple. J’ai aussi vu sur TV5 des reportages qui montraient des Haitiens compétents, qui s’organisent, qui se portent secours, qui se relèvent et balayent leurs rue, se reconstruisent déjà une vie.

Oui il y a la pauvreté, oui il y a une vulnérabilité dérangeante. Oui, beaucoup de ces morts auraient pu être évitées dans un monde plus équitable. Si Haiti avait pu réaliser la pleine mesure de ses rêves fondateurs. Si NOUS HUMAINS, avions su comment nous sortir des pièges universels, posés par notre conception du monde, selon laquelle le plus riche remporte tout, sans partage.  C’est cette loi du plus fort, aussi archaïque que Caen et Abel, qui a fixé nos sorts, pour le meilleur et pour le pire. Nous n’arrivons pas encore à migrer vers d’autres conceptions de l’humanité, ce qui serait pourtant à la base même de notre survie à tous.

Haiti est à reconstruire. De nouvelles solidarités aussi.

Et la solidarité existe. Il me plaît de voir à quel point Québécois, Canadiens, Américains, Européens, nous ressentons de fortes allégeances envers Haiti. Par la magie de l’immigration, un accélérateur de solidarité, Haiti est venue chez-nous, et nous sommes devenus à notre tour un peu Haïtiens. L’indifférence n’a pas prise sur nous, ni le cynisme du consommateur effréné de nouvelles, qui attend avec impatience la prochaine crise, réelle ou si nécessaire, fabriquée à partir d’un fragment de nouvelle.

Mes pensées sont à Port-au-Prince, à Jacmel, à Cité Soleil…

Mes pensées sont avec les parents qui attendaient un enfant, qui ne viendra peut-être plus.

Mes pensées sont avec tous ceux du monde entier qui vivent ce deuil.

Je dis merci à tous les humanitaires qui s’affairent là-bas, qui nous rassurent que nous ne sommes pas complètement impuissants, incompétents, devant une crise plus grande que nature.

Je vous propose que nous répétions notre don (pour moi c’est la Croix-Rouge) dans trois mois exactement. Pour faire un suivi.

J’aime l’origan !

2010 janvier 16
par Isabel

J’ai complètement manqué le bateau pour le sujet de cet article. Depuis quelques jours, mon cerveau, entre autres élucubrations potentiellement plus lucratives, cherche des exemples de ce qui ne fera jamais l’objet d’une page facebook.

Premier exemple qui me vient en tête : l’origan. Je suis vraiment fan de cette herbe. Mais c’est quand même un tout petit plaisir. Peut-on réellement discourir sur l’origan ? Cette herbe mérite-t-elle qu’on lui consacre une page ou un groupe facebook ? Y a-t-il d’autres personnes dans les profondeurs de la toile, qui comme moi, pensent à l’origan autrement que dans le contexte de leur sauce à spag ?

Y-a-t-il quelqu’un, quelque part, qui comme moi s’interroge sur la place de l’origan dans nos médias sociaux ?

Je pensais que non. Je me trompais.

Quelques groupes d’intérêt sont dédiés à l’origan, l’un deux compte plus de 136 membres !

Ceux qui aiment en manger.
Ceux qui ont eu l’idée étrange d’en fumer.
Enfin, ceux qui le cultivent.

Et bien évidemment, YOUTUBE regorge de vidéos sur cette herbe populaire, qui fait aussi l’objet d’un édifiant article Wikipédia, où j’ai d’ailleurs piqué l’illustration ci-dessous.

Alors, en avez-vous une idée, d’un plaisir si petit qu’il ne fera jamais l’objet d’une page ou d’un groupe d’intérêt facebook ?

En attendant, je vous suggère de redécouvrir l’origan cette semaine. Les puristes voudront peut-être s’acheter le plan complet d’origan séché importé d’Italie. J’en avais vu à la Baie des fromages, 1715 Jean-Talon, à côté du métro Fabre. Je signale d’ailleurs que cette fromagerie charcuterie italienne mérite sa page Facebook !

Illustration origan

Une puff électronique ? Oui, avec une astuce abdominale, SVP.

2010 janvier 12
par Isabel

Les marchands de rêves modernes vivent sur le Web.

Certaines de leurs promesses me paraissent improbables, comme celle d’un ventre plat grâce à une vieille astuce. Il faut avouer que je n’ai jamais voulu cliquer pour savoir laquelle, par simple esprit de résistance. Je soupçonne que la dite astuce (vieille comme le monde) consiste à exploiter de manière éhontée, et à des fins bassement mercantiles, la crainte féminine d’avoir du gras. Ce bide flasque et rondouillard me paraît d’ailleurs omniprésent sur la toile, alors que semblent en contrastre fondre les spectres de la cellulite et des rides, autrefois si populaires. Serait-ce là une nouvelle « opportunité » de marché reliée à notre actuel babyboom ?

Peu importe car ce n’est pas le vrai sujet de ma chronique d’aujourd’hui ! Je veux vous parler d’un rêve plus rarement offert en notre ère si puritaine, celui de l’impunité !

J’ai été séduite par l’attrait d’une cigarette que l’on peut fumer sans risques sanitaires et de surcroît en public, au vu et au su de tous, dans la plus grande LÉGALITÉ ! C’est le rêve le plus absolument parfait de tout fumeur (ou résigné ex-fumeur) que de pouvoir ainsi boucanner, sans causer de tort à personne, incluant à soi-même.

Le mot clé à retenir ici est RÊVE. Dans les faits, ce gadget électronique, la e-cigarette, qui m’a tant fait rêvé le temps d’un clic, n’a absolument pas l’aval des agences de santé publique. Aucune astuce qui vaille, la nicotine, c’est pas bon, point à la puff. Les risques à la santé ne peuvent être entretenus avec impunité. C’est ça qui est et qui restera plate.

Neigetalgie

2010 janvier 10
par Isabel

Banlieusarde de l’Île, me voilà qui renoue avec madame la neige, qui s’était discrètement effacée durant mes années de citadine branchée.

  • Cette matière épuisante qu’il nous faut charrier hors de notre entrée et dont on ne sait parfois plus quoi en faire. 
  • Cette glue dans laquelle s’enlise avec plaisir Djedani, et que même l’appât désespéré de la télé n’arrive pas à déloger.
  • Ce prétexte à la solidarité entre voisins : le couple retraité et sans enfants qui vient pelleter l’entrée du couple parental qui travaille, qui, sa tâche ayant été allégée, pourra à son tour s’occuper de déneiger l’escalier des voisins âgés.
  • Ce canevas sur lequel nous traçons mille dessins éphémères.
  • Ce merveilleux capteur de lumière qui fait que même la nuit, j’y vois dans ma cour.
  • Ce révélateur d’intrus qui démasque sans pitié le canin au maître malpropre qui y laisse geler des crottes.

Il y avait dans mon enfance un gâteau que nous faisions cuire des semaines sous la neige. Il faudra bien que je remette la mains sur cette recette. Et puisque nous donnons dans la neigetalgie, je vais vous dire franchement où je m’en allais avec mon hommage à la neige. Je m’apprête à renouer avec l’unique sport jamais pratiqué dans mon enfance (pour ne pas dire ma vie !), le ski de fond.

J’ai visité la Poubelle du ski ce matin. Lieu franchement étonnant en lui-même, qui dépayse avec son look de cabane, rempli d’individus de tous âges qui me paraissent tous aussi neigetalgiques et fiers de l’être les uns que les autres. Je vous explique rapidement leur merveilleux forfait : skis de fond, et tout ce qu’il vous faut pour en faire (sauf la neige !), pour un tarif de location unique de 100 $ pour la saison.

Aux sports d’hiver ! Qui m’accompagne ? Une belle poudreuse nous fait les yeux doux.

Le paradoxe du stress au travail

2010 janvier 7
mots-clés :
par Isabel

J’observe à l’instant un tableau (1) compilé par l’Institut de la statistique du Québec et je note que ce sont les personnes âgées de 25 à 44 ans qui disent éprouver le plus de stress, tant au travail que dans la vie quotidienne en général. Comme dans mon entourage, et dans mon groupe d’âge, nous sommes nombreux à nous plaindre d’avoir des vies stressantes, ceci m’intéresse.

Surprise surprise, si on a en poche un diplôme d’études supérieures doublé d’un emploi bien payé, on est encore plus susceptible d’être stressé. Petit détail amusant, les Québécois sont ceux qui se considèrent les plus stressés au Canada dans cette étude datée de 2007.

La quête vers une vie réduite en stress passerait-elle par un emploi moins bien rémunéré ou par le chômage, tout simplement ? Pas si simple, apparemment.

La perception d’être stressé n’a pas nécessairement de lien avec l’incidence d’une détresse psychologique réelle.  Une autre étude de Statistique Canada sur le stress au travail montre que finalement, les travailleurs vivent moins de stress que les chômeurs, et l’une des contraintes les plus susceptibles de causer du stress serait le manque d’autonomie ou de pouvoir décisionnel au travail.

Lorsque je me plaindrai d’être stressée, je me rappellerai que c’est pas mal relatif, comme dirait l’autre. Une bonne affaire de réglée.

Mes 10 révélations des vacances des Fêtes

2010 janvier 3
par Isabel

Je me prépare à clore mes vacances des Fêtes, c’est donc le moment de faire la liste des principales révélations qui ont marqué ce délicieux temps d’arrêt.

1) Distribuer, en commando secret, des biscuits de Noël aux gentils voisins, panier d’osier sous le bras, c’est pas mal rigolo.

2) Télé-Québec mérite une médaille pour son excellente programmation des Fêtes pour les enfants. Voici une station de télé qui remplit sa mission !

3) Bïa n’est pas seulement une bonne chanteuse, elle est aussi une adroite écrivaine, qui raconte de touchantes révolutions, à lire chez Boréal !

4) Le temps des Fêtes ne permet pas de régler toutes les tâches qui n’ont pas été réalisées en cours d’année, ou les dossiers pour lesquels on a jamais le temps au bureau. Qu’on s’en souvienne l’an prochain !

5) Il n’y a pas encore eu de neige assez collante pour fabriquer un bonhomme de neige. Ne fait pas bonhomme de neige qui veut, mais qui peut !

6) Boire de l’alcool en quantité, jour après jour, peut finir par rendre vaguement déprimé. Qu’on s’en souvienne l’an prochain !

7) Un feu de camp sur le patio, contenu dans un foyer d’extérieur bien entendu, c’est convivial, même si ça fait un peu peur !

8) Certains livres pour enfants peuvent vous donner des hauts le coeur si vous êtes sensibles… mais ce mini manuel de scatologie pour les petits les fait rire tant, qu’on ravale ses nausées.

9)  Ma sérénité personnelle se trouve au canal 543 de Illico et s’appelle Galaxie Nature. Faut que je m’en trouve une version portative au P.S.  C’est miraculeux.

10) Il n’y avait pas vraiment de révélations dans le dernier Dan Brown, mais je l’ai lu jusqu’au dernier symbole, pas une ligne de perdue !